COLIBRI RDC Asbl renforce l’assistance judiciaire pour contribuer au désengorgement de la prison de Kakwangura à Butembo

À Butembo, COLIBRI RDC Asbl a mis en œuvre une initiative d’assistance judiciaire visant à contribuer au désengorgement de la prison centrale de Kakwangura et à renforcer l’accès à la justice pour les personnes en détention préventive. L’ONG l’a fait avec le soutien financier de Without Walls Belgique.

La prison de Kakwangura, construite pour accueillir environ 350 personnes, comptait 1415 détenus lorsqu’a été rédigé le projet. De ces 1415 prisonniers, 31 femmes et 3 nourrissons. Parmi eux, seuls 253 étaient condamnés, tandis qu’un nombre important de personnes demeuraient en détention préventive. Cette situation contribue à une forte surpopulation et à des conditions de détention difficiles.

Face à cette situation, COLIBRI RDC Asbl a assuré le suivi d’un peu plus de 284 dossiers de détenus préventifs, notamment des personnes ayant passé près de trois ans ou davantage en prison sans connaître l’évolution de leur dossier ou sans avoir été présentées devant un juge pour connaître leur sort.

L’intervention a consisté à suivre les dossiers auprès des différentes instances judiciaires de Butembo, notamment le Tribunal de Grande Instance, le Tribunal de paix et le Tribunal militaire de garnison, ainsi que les parquets et l’auditorat militaire compétents. Les dossiers déjà fixés devant les tribunaux ont également fait l’objet d’un suivi afin que les prévenus soient informés de l’issue de leur procédure.

Pour COLIBRI RDC Asbl, cette action s’inscrit dans sa mission de promotion et de défense des droits humains. L’objectif n’est pas seulement de réduire la population carcérale, mais aussi de contribuer à ce que les personnes placées en détention préventive puissent connaître l’évolution de leur situation judiciaire.

En agissant sur le suivi des dossiers, COLIBRI RDC Asbl souhaite ainsi contribuer à réduire les détentions prolongées sans jugement et à favoriser un meilleur fonctionnement de la chaîne judiciaire.

Faire sa part pour les droits de l’homme, c’est aussi veiller à ce que toute personne détenue puisse connaître son sort dans un délai raisonnable.

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